Ce mercredi 15 février dans La Matinale, Abderrahmane Ladgham (ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la gouvernance et de la lutte contre la corruption) a défendu et expliqué le principe de bonne gouvernance, affirmant que celle-ci fera partie des revendications du peuple tunisien à l'avenir lorsque cette notion sera maitrisée.
Qu'est-ce-que la bonne gouvernance ?
Selon Ladgham, la bonne gouvernance se définit comme une politique censée répondre aux attentes de toutes les catégories sociales, et non celle de la majorité ayant élu les responsables au pouvoir. Elle nécessite une communication sans embûches entre les citoyens souhaitant exprimer leurs revendications, et le gouvernement qui a pour mission de gérer en prenant en compte les demandes.
Basée sur la transparence, la confiance, la concertation avec le citoyen, les groupes de la société civile et les partis politique, ainsi que sur le jugement des pairs (le gouvernement devant selon ce principe justifier toutes ses décisions), la bonne gouvernance exige une lutte organisée contre la corruption, institutionnalisée sous l'ancien régime d'après les propos de Abderrahmane Ladgham.
La corruption, une priorité de l'actuel gouvernement
Le ministre délégué a ajouté que "la restitution des biens et des avoirs volés fait partie des priorités du gouvernement", et que trois commissions nationales (confiscation, gestion des sociétés confisquées, lutte contre la corruption) devraient bientôt fusionner pour former une seule commission présidée par le chef du Gouvernement, Hamadi Jebali.
Le ministère dirigé par Abderrahmane Ladgham développe également deux autres projets : une formation des formateurs de négociateurs dans les appels d'offres publics, et un portail Web sur le modèle de l'OpenGov américain, pour permettre aux citoyens d'obtenir des réponses à leurs questions de façon "quasi-instantanée", et de commenter les décisions du gouvernement afin que celui-ci bénéficie d'un feedback sur la justesse de ses actions.
Source : Shems FM

Commentaires
Bonne gouvernance !
Je suis d'accord avec vous sur la définition cher Monsieur. De toutes les façons, ce sont également les attentes des bailleurs de fonds qui ne sont sans doute pas prêts à consentir à notre pays un abandon d'une partie de la dette. Ne soyons donc pas hypochrites, s'il n'y a pas d'amélioration de la gouvernance dans notre pays, nous irons droit vers la ruine. En matière de bonne gouvernance aujourd'hui, je pense que nous sommes en droit d'attendre un état laïque ou du moins qui ne tolère pas les prédicateurs dont on parle tant ces jours ci. Une bonne gouvernance au sens actuel n'a pas besoin que se constituent des groupes de pressions assez puissants pour réagir à ce type de phénomène. Soyez des gouvernants démocrates au sens noble du terme et pas des démocrates à l'ancienne inadaptés au monde d'aujourd'hui. Donnez un sens à cette révolution !
Ajouter un commentaire